26 décembre 2007
Napoléon III : suite et pas fin
le débat se poursuit dans cet article du 23 décembre
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24 décembre 2007
Vers une réhabilitation de Napoléon III ? (suite)
Article de Jean-Marie Rouart de l'Académie Française paru dans le Nice-Matin du 16 décembre 2007.
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18 décembre 2007
Débat dans le Comté de Nice : Vers une réhabilitation de Napoléon III ?
La visite de M Christian Estrosi en Angleterre pour rendre hommage à Napoléon III fait particulièrement polémique dans le département des Alpes maritimes.
Nous allons suivre ce débat avec attention.
ci dessous, un long article dans le Nice-Matin du 12 décembre :
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LES BONAPARTISTES POUR UNE REPUBLIQUE HORS DE LA POCHE DES NANTIS, OU IL ETAIT UNE FOIS NAPOLEON III, Empereur des Français.
Lorsque son élection, d’abord en tant que député, puis en tant que Président de la République , plus tard en tant qu’Empereur des Français, l’a placé sur la grande vague du suffrage universel, le peuple a montré par ses suffrages combien son amour et sa confiance étaient acquis à cet homme qui portait ses espoirs au même degré que les députés de 1850 et 1851 les avaient trahis en supprimant le suffrage universel. Lorsque le troisième Napoléon a mis en place des cités ouvrières, des « fourneaux économiques » (les Restos du Cœur du XIXe siècle), des caisses de retraite, l’assistance juridique gratuite et des assurances contre les accidents de la vie pour les pauvres, il a montré quel gouffre sépare le Bonapartisme des funestes « fumisteries » enfantées par les idéologies réactionnaires des partis.
Nous avons déjà dénoncé les comparaisons « fumeuses » entre certains hommes politiques d’aujourd’hui et nos deux empereurs. Nous dénonçons encore l’emploi abusif du terme « bonapartiste », que l’on voit actuellement attaché à tort et à travers, à des personnages aussi divers que Nicolas Sarkozy, Vladimir Poutine et même Pétain il y soixante-dix ans. Nous dénonçons une dérive ignare qui consiste à dire que le créateur de la Cour des Comptes aurait pu cautionner le gaspillage et la corruption qui sont devenus monnaie courante dans notre République qui ne sera plus aussi Unique puisque « à l’américaine » (et Invisible). Qui voudrait dire que l’homme qui a donné la liberté de culte et l’égalité aux Juifs[4] aurait cautionné le régime de Vichy qui a envoyé 76000 Français de confession juive vers l’Allemagne nazie. Qui signifierait que Napoléon le Grand ou Napoléon III se seraient prosternés devant le Président GW Bush pour s’excuser de « l’arrogance » de la France lorsqu’elle a condamné l’invasion de l’Iraq. Pour dire que ces deux souverains qui disposaient certes de grandes richesses, mais qui n’en gardaient qu’une infime partie pour eux-mêmes[5], aurait augmenté leurs revenus de 300% alors que le prix du pain et celui du logement flambaient. Quel rapport encore entre les secours apportés aux ouvriers et aux sinistrés par nos deux empereurs en personne (notamment lors de l’hiver difficile de 1806 – 1807[6] et des inondations de 1856) et l’absence du président russe lors de la catastrophe du Koursk ? Quel rapport entre la politique actuelle qui consiste à « réfléchir » sur le nombre de SDF et la panoplie de mesures prises par nos deux empereurs pour créer des logements habitables, donner du travail et de la nourriture à un prix abordable pour tous?[7] Quel rapport entre cela et la classe politique de nos jours, qui s’enrichit sur la spéculation immobilière[8] et exonère les grandes fortunes des impôts – ce qui a, et aura pour conséquence d’augmenter le prix du logement et d’alourdir les impôts pour nous, les autres, tout en creusant davantage le déficit de l’Etat? Quel rapport entre stigmatiser « une société d’assistés » (alors que les plus « assistés » sont les fils à papa qui forment la garde rapprochée des jeunes de l’UMP) et relever le pays par le travail certes, mais aussi par le civisme, c’est-à-dire le respect des droits et des devoirs de chacun ?[9] Quel rapport entre « travailler plus pour gagner plus » (toujours plus), tout en encourageant les gens à s’endetter plus pour se ruiner plus vite, à prendre plus de risques (pour mieux plomber les PME) ; et la sagesse qui consiste à encourager les gens à pourvoir d’abord aux réels besoins de leur famille ? Quel rapport entre le candidat à l’élection présidentielle qui se veut défenseur de la famille tout en encourageant l’appât du gain avant la prise de conscience du dérapage des enfants délaissés vers la délinquance ? Qui se veut défenseur des institutions de la République mises en place par les Napoléon alors que nous apprenons qu’un avocat qui faisait la grève de la faim pour protester contre la fermeture de son Tribunal de Grande Instance local vient d’être hospitalisé ? Quelle comparaison entre Nicolas Sarkozy qui refuse de soumettre le mini-traité au référendum, faisant ainsi un coup d’Etat pour l’Assemblée contre le Peuple, et Napoléon III lorsqu’il fit un coup d’Etat contre l’Assemblée et rétablit le suffrage universel pour redonner le vote aux Français ? Quel rapport ? AUCUN.
Le Mouvement des Jeunes Bonapartistes
[1] Idées Napoléoniennes, 1839.
[2] « Quelque soit sa forme, l’essentiel, c’est qu’il travaille au bonheur du peuple »
[3] Napoléon III, de Georges Roux
[4] L’article du général Franceschi et le Napoléon de Vincent Cronin peuvent fournir d’autres sources à ce propos
[5] André Maurois, avant-propos du Mémorial de Sainte-Hélène, Bibliothèque de la Pléiade.
[6] Napoléon, de Vincent Cronin, 1971.
[7] Une liste plus complète des oeuvres de Napoléon III est disponible sur demande à la Société des Amis de Napoléon III. Pour Napoléon le Grand, le livre de Cronin est édifiant.
[8] « Il avait une répugnance naturelle pour les faiseurs d’affaires et ne participait lui-même à aucune ». Avant propos de Maurois cité ci-dessus.
[9] A noter que l’Ecole avait jusque dans les années 1990 le devoir de former des citoyens, et cela depuis le Consulat et l’Empire. Voir le chapitre du Napoléon de Cronin sur la redressement de la France après Brumaire.
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14 décembre 2007
Traité Européen : Haute Trahison
par Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public, Marianne2, 9 octobre 2007
Comment le président de la République peut-il décider seul, alors que le peuple français a juridiquement rejeté l’intégralité du traité, de faire cependant ratifier par voie parlementaire la majeure partie des dispositions qu’il contenait au motif que celles-ci « n’auraient pas fait l’objet de contestations » ? Anne-Marie Le Pourhiet juge que le nouveau traité européen, rédigé à dessein de façon extrêmement complexe, reprend la quasi-totalité des mesures rejettées en 2005, et elle conteste la légitimité d’une ratification parlementaire.
Le projet de « traité modificatif » (reform treaty) européen a été rendu public le vendredi 5 octobre. On comprend à sa lecture pourquoi ses rédacteurs ont renoncé aux expressions de « mini-traité » ou de « traité simplifié » puisqu’il ne comporte, avec ses douze protocoles et ses 25 déclarations diverses, pas moins de 256 pages et qu’en matière de complexité rédactionnelle on peut difficilement faire pire.
Dans la mesure où ce texte se borne en réalité à recopier sous une autre forme les trois quarts des dispositions du traité établissant une constitution pour l’Europe, il eût certainement été plus simple de reprendre le texte initial en en rayant seulement les dispositions symboliques abandonnées. On comprend cependant que cette formule ait été écartée car elle aurait manifesté de façon trop criante que l’on se moquait ouvertement de la volonté des peuples français et néerlandais.
Les rédacteurs ont donc préféré concocter une formule compliquée qui modifie d’une part le traité sur l’Union européenne (traité UE) et d’autre part le traité instituant la communauté européenne (traité CE), lequel s’intitulera désormais « traité sur le fonctionnement de l’Union ». La supercherie apparaît clairement avec la Charte des droits fondamentaux qui n’est plus incluse dans les traités mais apparaît dans l’article 6 du texte de la façon suivante : « L’Union reconnaît les droits, les libertés et les principes énoncés dans la Charte des droits fondamentaux du 7 décembre 2000, laquelle a la même valeur juridique que les traités » ... Un traité affirme donc qu’une charte qui lui reste extérieure a cependant la même valeur juridique que les traités qu’il modifie ! On n’a jamais vu de procédé juridique plus tordu, même dans les récentes révisions de la Constitution française qui ont pourtant révélé au plus haut niveau normatif l’invasion de notre pays par le « maldroit ». Le protocole n°7 prévoyant cependant que la Charte ne permet ni à la Cour de justice européenne ni aux juridictions britanniques et polonaises d’écarter l’application d’actes nationaux de ces deux pays jugés incompatibles avec ladite charte, provoque un pincement de cœur. Tout se passe comme si le « non » des Français avait servi à d’autres mais pas à eux, quelle humiliation !
Le « traité modificatif » modifie bien le traité constitutionnel rejeté en 2005 puisqu’il en enlève un certain nombre de dispositions explicites et dispense la Pologne et le Royaume-Uni du respect de certains engagements. C’est donc une modification par simple soustraction en ce sens que l’on s’apprête à faire ratifier par le parlement français un traité partiel aux lieu et place du traité complet initial.
Une question fondamentale se pose dès lors : comment le président de la République peut-il décider seul, alors que le peuple français a juridiquement rejeté l’intégralité du traité, de faire cependant ratifier par voie parlementaire la majeure partie des dispositions qu’il contenait au motif que celles-ci « n’auraient pas fait l’objet de contestations » ? Chacun a pu constater, durant la campagne référendaire, que toutes les dispositions étaient critiquées : les uns se focalisaient davantage sur la charte des droits fondamentaux et les politiques communautaires, les autres sur les transferts de compétence, le passage de l’unanimité à la majorité et le déficit démocratique, d’autres encore s’offusquaient des principes et symboles fédéraux. On pouvait peut-être apercevoir que le « non » de gauche déplorait davantage la menace sur l’Etat-providence et le « non » de droite la perte de l’Etat régalien, mais il est certainement impossible et inconcevable de sonder le cerveau de chaque Français en prétendant y déceler des dispositions qu’il aurait rejetées et d’autres qu’il aurait approuvées. La démarche du président de la République prétendant interpréter seul la volonté du peuple français est totalement arbitraire et confine à la dictature. Lorsque l’on sait que la Constitution californienne prévoit qu’une norme adoptée par référendum ne peut être par la suite abrogée ou modifiée que par une autre décision populaire et que la Cour constitutionnelle italienne adopte le même principe, on ne peut qu’être bouleversé par le coup d’Etat ainsi perpétré en France. Si le président a la conviction que les dispositions restant dans le traité modificatif ont fait l’objet d’une approbation implicite des Français, encore faut-il qu’il s’en assure en organisant un nouveau référendum tendant à obtenir leur accord explicite.
Comment qualifier et sanctionner, dès lors, un tel coup d’Etat ? Le texte de la très populaire Constitution de 1793 n’y allait pas de main morte en disposant, dans son article 27 : « Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l’instant mis à mort par les hommes libres ». La peine de mort étant désormais prohibée par la Constitution française il convient de s’y conformer et de se tourner plutôt vers l’article 35 du texte de 1793 qui affirmait solennellement : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ». La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, intégrée au préambule de l’actuelle Constitution, range aussi la résistance à l’oppression parmi les droits naturels et imprescriptibles de l’homme.
Notre texte constitutionnel affirme encore que le principe de la République est « gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple » et que son président est élu au suffrage universel direct pour veiller au respect de la Constitution, assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et la continuité de l’Etat et garantir l’indépendance nationale. Le terme qui vient à l’esprit pour désigner le mépris présidentiel de la volonté populaire est évidemment celui de haute trahison. Malheureusement, une révision des dispositions sur la responsabilité pénale du chef de l’Etat, intervenue en février 2007, a substitué à l’antique et belle formule de haute trahison, l’expression affadie et banale de « manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec l’exercice de son mandat ». Cela manque singulièrement d’allure et de force mais l’on s’en contentera cependant en proposant aux parlementaires, au lieu de commettre eux-mêmes une forfaiture en autorisant la ratification d’un traité rejeté par leurs mandants, de se constituer en Haute Cour pour sanctionner le coupable.
Sans insurrection ni destitution, nous n’aurons alors plus qu’à pleurer sur notre servitude volontaire en réalisant que nos élus représentent bien ce que nous sommes nous-mêmes devenus : des godillots.
17:04 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique
09 décembre 2007
Remise de médaille à M. Pierre Branda
Le samedi 15 décembre 2007
à 11 heures Salle des Fresques à la mairie de Nice
remise de médaille à M. Pierre Branda
pour son ouvrage : Le prix de la Gloire, Napoléon et l'Argent
qui a reçu le grand prix 2007 de la Fondation Napoléon.
Tous les bonapartistes et napoléoniens de la région y sont cordialement invités.
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